Bérengère
Dautun

450e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 30 November 1963
soc450

Entrée à la Comédie-Française en 1964 ; sociétaire de 1972 à 1998.

La danse et le cours Simon préparent la comédienne au Conservatoire (classe de René Simon), dont elle sort avec un premier prix de Comédie classique. Elle est engagée en 1964, à la Comédie-Française, où sa voix grave, très timbrée, l'oriente d'abord vers les grands rôles cornéliens : Émilie (Cinna), Pauline (Polyeucte), Rodogune, l'Infante (Le Cid)... mais elle interprète aussi, dans un registre plus tempéré, Atalide (Bajazet de Racine) ou Hermia (Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare), ainsi que le grand répertoire de comédie : Molière, avec Isabelle (L’École des maris), Armande (Les Femmes savantes), Élise (L'Avare), Aglante (La Princesse d'Elide) et les rôles dits de caractère, comme Béline et Arsinoé ; Marivaux, avec Hortense (Le Legs), Araminte (Les Acteurs de bonne foi). Dans le registre comique, elle joue Nina Letrinquier (La Station Champbaudet, de Labiche), Eugénie (La Puce à l'oreille, de Feydeau), la délicieuse Victoire du proverbe de Musset, On ne saurait penser à tout.

Très à l'aise dans le répertoire moderne contemporain, elle crée, entre autres, Noune (Le Montreur d'Andrée Chédid), Édith (Le Songe de Strindberg), la Reine (Becket de Jean Anouilh), l'Antigone de Brecht, Sandra dans Maître Puntila et son valet Matti, Amélia de la Maison de Bernarda Alba de F. García Lorca, Alisa dans La Célestine d'après Rojas, Achi dans Dave au bord de mer de René Kalisky, Caroline Blache dans L’Émission de télévision de Michel Vinaver. Elle a également interprété F2 dans Le Silence de Nathalie Sarraute, pour la réouverture du Théâtre du Vieux-Colombier en 1993.

À la télévision, pour laquelle elle a tourné beaucoup, elle a notamment incarné une émouvante Eugénie Grandet. Depuis son départ de la Comédie-Française, en 1998, elle se produit régulièrement sur divers scènes théâtrales.

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