La Mort de Danton
Directed by Simon Delétang
Du 13 January au 4 June
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It marks a significant entry into the Repertoire of the national theatre that the House of Molière has now become. Written in 1835 when Büchner had just escaped arrest after publishing The Hessian Courrier, a pamphlet in support of the peasant masses, the drama is striking for its modernity and its immediate borrowings from reality, a stance defended by the German playwright: “As to the alleged immorality of my book, I have this to say: the playwright is, in my eyes, nothing but a historian, but he stands above the latter because he creates history for us a second time and, instead of giving a dry account, he transports us directly into the life of an epoch, instead of characteristics he gives us temperaments, and instead of descriptions, characters.”
Danton’s Death is a meticulously researched saga that portrays a generation of men and women engaged in a social struggle that leads to their downfall. Simon Delétang sets the action in a eighteenth-century aesthetic where the gildings of royalty continue to glitter. The seventeen actors on stage perform in a single, evolving space that transports the audience into the many different places where the fate of Danton, a lover of life and fervent opponent of Robespierre’s Terror, is played out. Encompassing political convictions and the manipulation of popular opinion, the fiery debates of the Committee of Public Safety and the murderous blade of the guillotine, Büchner’s genius lies in the way he condenses this crucial moment in French history, through which he offers a poignant reflection on the human condition.
with the generous support of Aline Foriel-Destezet, great ambassador of artistic creation
and with the support of the Fondation pour la Comédie-FrançaiseNOUVELLE PRODUCTION
ENTRÉE AU REPERTOIRELa Mort de Danton de Büchner, qui entre au répertoire de la Comédie-Française, a été jouée en France pour la première fois en 1948 au Festival d’Avignon, dans la mise en scène de Jean Vilar. Ces représentations furent controversées : la presse conservatrice reprocha au metteur en scène d’avoir choisi un auteur allemand pour illustrer un épisode de l’histoire de France, déformé. La pièce, écrite en 1835, qui convoque les protagonistes de la Révolution française, était un écho aux propres préoccupations politiques de l’auteur. Cet épisode de l’histoire de France a inspiré plusieurs dramaturges joués à la Comédie-Française, dont certaines productions ont fait scandale. La réception de ces pièces a toujours été influencée par l’historiographie et la vision de la Révolution, au moment de leur création.
Dès la période révolutionnaire, les évènements ont inspiré nombre de dramaturges. Après la Révolution de 1830, on voit encore fleurir les sujets tirés de cette période et deux pièces sont jouées en 1831 à la Comédie-Française : Charlotte Corday de Régnier-Destourbet et Camille Desmoulins, ou les partis en 1794 de Blanchard et Mallian. Écrites peu avant La Mort de Danton, elles n’ont pas la portée politique de la pièce de Büchner mais sont d’aimables drames romantiques. Même scénario après la Révolution de 1848 et le choix de faire jouer la Charlotte Corday de Ponsard, en 1850.
Le regard sur ces pièces révolutionnaires change à partir de l’avènement de la troisième République. Le Thermidor de Victorien Sardou fait scandale en 1891 en s’attaquant à l’un des héros de la Révolution, Robespierre, représenté comme un tyran sanguinaire. La création provoque un débat à la Chambre et débouche sur son interdiction. Clémenceau prononce alors une phrase restée célèbre : « La Révolution est un bloc, on ne peut rien en distraire ». Par-là, il veut dire qu’on ne peut faire le tri entre les bonnes et les mauvaises actions révolutionnaires. C’est surtout sa programmation sur la première scène subventionnée qui avait provoqué la levée de boucliers car elle apparaît aujourd’hui sous un jour bien différent.
À ce titre, il est révélateur de voir combien le débat sur la Révolution est dépassionné lors de l’entrée au Répertoire en 1931 du Sang de Danton de Saint-Georges de Bouhélier.
Depuis 1848, les différentes mises en scène de La Mort de Danton en France n’ont cessé d’interroger une vision de l’Histoire, en fonction du moment vécu. Cette interprétation conjoncturelle et politique semble une constante, de la mise en scène de Bruno Bayen en 1968, reflet de la révolution en cours, à celle de Klaus-Mickaël Grüber, programmée en 1989 à Nanterre-Amandiers, qui évitera soigneusement toute célébration, jusqu’à celle de Thomas Ostermeier en 2001 qui y voit une réminiscence de la chute du Mur de Berlin.
— Visuel : Thermidor Victorien Sardou, 1891, répétitions
© A. Bert,coll. Comédie-Française -
Traduction: Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil
Direction and scenography: Simon Delétang
Costumes: Marie-Frédérique Fillion
Lights: Mathilde Chamoux
Original music and sound: Nicolas Lespagnol-Rizzi
Scenography assistant: Aliénor Durand
Documents
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Télécharger le PDF (5.15 MB)Programme La Mort de Danton 22/23
Programme de La Mort de Danton de Georg Büchner. Mise en scène Simon Delétang, Salle Richelieu (Saison 2022/2023) -
Télécharger le PDF (5.2 MB)La pièce en images - La Mort de Danton 22/23
Pièces révolutionnaires à la Comédie-Française
Casting
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un monsieur, deuxième citoyen, un lyonnais, un député, un prisonnier, un garde et le bourreau
un monsieur, premier citoyen, un député, Fouquier Tinville, accusateur public et un géôlier
une dame, troisième citoyen, une citoyenne, Rosalie, une grisette et une femme du peuple -
et les comédiennes et comédiens de l’académie de la Comédie-Française
(distribution en cours)