Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

La Mort de Danton

de Georg Büchner
Mise en scène Simon Delétang
Saison 2022-2023
Du 13 janvier au 4 juin
Durée 2h30 (SANS ENTRACTE)
Lieu Salle Richelieu
La Mort de Danton
Après « Anéantis » de Sarah Kane au Studio-Théâtre, le directeur du Théâtre du Peuple de Bussang, Simon Delétang, choisit « La Mort de Danton » pour sa première mise en scène Salle Richelieu.

Découvrir la pièce

  • Une entrée au Répertoire signifiante que celle de cette pièce sur la Révolution française dans le Théâtre national qu’est devenue la Maison de Molière. Écrit en 1835 alors que Büchner vient d’échapper à l’arrestation après son pamphlet à destination des masses paysannes, Le Messager hessois, le drame se distingue par sa modernité et ses emprunts immédiats au réel que le dramaturge allemand revendique : « Pour ce qui est de la prétendue immoralité de mon livre, j’ai à répondre ceci : l’auteur dramatique n’est à mes yeux qu’un historien, mais il se situe au-dessus de ce dernier par le fait qu’il crée pour nous l’histoire une seconde fois et que, au lieu de donner une sèche narration, il nous transporte aussitôt dans la vie d’une époque, et nous donne au lieu de caractéristiques, des caractères, et au lieu de descriptions, des personnages. »

    Fresque extrêmement documentée, La Mort de Danton peint une génération d’hommes et de femmes engagés dans un combat social qui causera leur perte. Simon Delétang situe sa mise en scène dans une esthétique XVIIIe siècle où les ors de la royauté resplendissent toujours. Un espace unique évolutif permet de suivre les dix-sept artistes au plateau dans les nombreux lieux où se joue le destin de Danton, ce jouisseur de la vie, fervent opposant à la Terreur de Robespierre. Convictions politiques et manipulation de l’opinion populaire, débats enflammés du Comité de salut public et lame meurtrière de la guillotine, le génie de Büchner tient à la façon dont il condense ce moment crucial de l’histoire de France, et à partir duquel il offre une réflexion poignante sur la condition humaine.

    Avec le généreux soutien d'Aline Foriel-Destezet, grande ambassadrice de la création artistique
    et le soutien de la Fondation pour la Comédie-Française

    NOUVELLE PRODUCTION
    ENTRÉE AU REPERTOIRE

    La Mort de Danton de Büchner, qui entre au répertoire de la Comédie-Française, a été jouée en France pour la première fois en 1948 au Festival d’Avignon, dans la mise en scène de Jean Vilar. Ces représentations furent controversées : la presse conservatrice reprocha au metteur en scène d’avoir choisi un auteur allemand pour illustrer un épisode de l’histoire de France, déformé. La pièce, écrite en 1835, qui convoque les protagonistes de la Révolution française, était un écho aux propres préoccupations politiques de l’auteur. Cet épisode de l’histoire de France a inspiré plusieurs dramaturges joués à la Comédie-Française, dont certaines productions ont fait scandale. La réception de ces pièces a toujours été influencée par l’historiographie et la vision de la Révolution, au moment de leur création.

    Dès la période révolutionnaire, les évènements ont inspiré nombre de dramaturges. Après la Révolution de 1830, on voit encore fleurir les sujets tirés de cette période et deux pièces sont jouées en 1831 à la Comédie-Française : Charlotte Corday de Régnier-Destourbet et Camille Desmoulins, ou les partis en 1794 de Blanchard et Mallian. Écrites peu avant La Mort de Danton, elles n’ont pas la portée politique de la pièce de Büchner mais sont d’aimables drames romantiques. Même scénario après la Révolution de 1848 et le choix de faire jouer la Charlotte Corday de Ponsard, en 1850.

    Le regard sur ces pièces révolutionnaires change à partir de l’avènement de la troisième République. Le Thermidor de Victorien Sardou fait scandale en 1891 en s’attaquant à l’un des héros de la Révolution, Robespierre, représenté comme un tyran sanguinaire. La création provoque un débat à la Chambre et débouche sur son interdiction. Clémenceau prononce alors une phrase restée célèbre : « La Révolution est un bloc, on ne peut rien en distraire ». Par-là, il veut dire qu’on ne peut faire le tri entre les bonnes et les mauvaises actions révolutionnaires. C’est surtout sa programmation sur la première scène subventionnée qui avait provoqué la levée de boucliers car elle apparaît aujourd’hui sous un jour bien différent.

    À ce titre, il est révélateur de voir combien le débat sur la Révolution est dépassionné lors de l’entrée au Répertoire en 1931 du Sang de Danton de Saint-Georges de Bouhélier.

    Depuis 1848, les différentes mises en scène de La Mort de Danton en France n’ont cessé d’interroger une vision de l’Histoire, en fonction du moment vécu. Cette interprétation conjoncturelle et politique semble une constante, de la mise en scène de Bruno Bayen en 1968, reflet de la révolution en cours, à celle de Klaus-Mickaël Grüber, programmée en 1989 à Nanterre-Amandiers, qui évitera soigneusement toute célébration, jusqu’à celle de Thomas Ostermeier en 2001 qui y voit une réminiscence de la chute du Mur de Berlin.

    — Visuel : Thermidor Victorien Sardou, 1891, répétitions
    © A. Bert,coll. Comédie-Française

  • Traduction : Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil
    Mise en scène et scénographie : Simon Delétang
    Costumes : Marie-Frédérique Fillion
    Lumières : Mathilde Chamoux
    Musiques originales et son : Nicolas Lespagnol-Rizzi
    Assistanat à la scénographie : Aliénor Durand

Documents

Distribution

1 / 1