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Annulation canicule

L’épisode de chaleur extrême que nous traversons nous contraint à annuler les représentations suivantes programmées dans des espaces non climatisés.

Tartuffe ou l’Hypocrite à la Grande Halle de la Villette annulation de la représentation du 11 juillet. 

Le Malade imaginaire au Théâtre de la Porte Saint-Martin annulations des représentations des 11 et 12 juillet.

 

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Cécile Brune / Rudyard Kipling

Cécile Brune lit Rudyard Kipling
Saison 2007-2008
Du 6 février au 6 février
Lieu Salle Richelieu
Cécile Brune / Rudyard Kipling
Renouer avec le simple plaisir de lire, de "faire la lecture", dans le plus grand dépouillement scénique, retourner à la narration sans aucune mise en scène, même sommaire, quel genre littéraire s'y prêtait le plus naturellement, selon moi, que le conte ?

Découvrir la pièce

  • Le choix était évidemment très vaste, puisque nôtre imaginaire collectif foisonne de quantité de mythes ou fabuleux récits, tantôt venus jusqu'à nous par le biais des plus anciennes traditions orales, tantôt matière d'écriture infiniment malléable dont les plus grands écrivains se sont emparés, y inscrivant de siècle en siècle leur singularité, leur génie particulier.
    Le conte c'est l'éternel retour à la toute première rencontre avec la littérature, et par extension avec le Théâtre "sans" théâtre. Par le seul truchement d'une voix, l'enfant attentif à ce qu'on lui raconte devient tour à tour le metteur en scène d'univers inconnus qu'il recrée à sa guise, y inventant ses propres décors, et l'acteur d'une intrigue palpitante où il peut à loisir s'identifier à tel ou tel personnage.
    Dans Histoires comme ça qui datent de 1902, et où transparaît une fois encore cette empathie qu'il a toujours eue pour le monde animal, c'est avec une imagination débridée, un style plein d'humour et de verve que Rudyard Kipling s'amuse à créer des intrigues cocasses sur l'origine du Monde, lorsque les hommes et les animaux parlaient encore la même langue et n'étaient pas encore tels qu'on les connaît aujourd’hui. "Ô Mieux-Aimée...", ainsi s'adresse-t-il à sa fille Joséphine, disparue quelques années auparavant, et, puisant dans ce leitmotiv, d'où renaissent à l'unisson tout l'amour et le chagrin d'un père, il parvient à tisser le lien ténu qui sépare le réel de l'imaginaire, à faire entendre le Singulier et l'Universel : quel est l'enfant qui n'a jamais prononcé cette fameuse formule, celle qui met si souvent les parents dans l'embarras : "Dis Pourquoi ?... Mais dis !!! Pourquoi ???"
    En relisant ces courts récits qui ont enchanté mon enfance, je constate encore aujourd'hui l'extraordinaire raffinement de la composition stylistique, de la "partition" proprement dite. Kipling joue remarquablement des contrastes, des alternances de rythme.
    Au dynamisme jubilatoire du verbe, à la vivacité des dialogues, se mêle adroitement le contrepoint quasi lyrique issu des commentaires du narrateur lui-même, du "Kipling" aux multiples facettes : à la fois chroniqueur, journaliste, romancier, mais avant tout immense poète. Avec malice et tendresse il convoque ici une ribambelle de créatures insolites et fantasques, et les parant du "masque-miroir" de l'animalité, les regardant s'ébattre au sein d'une nature tantôt accueillante, tantôt hostile, il en profite pour croquer judicieusement autant d'esquisses de ce que sont les hommes. Histoires comme ça, chef-d’œuvre absolu de ce qu'il est convenu d'appeler la "Littérature pour la jeunesse", semble toujours nous dire qu'il n'est jamais trop tard pour retourner vers l'enfance, quitte à réinventer sans cesse, enrichis d'une "insatiable curiosité" revigorante, le chemin bien souvent trop "tracé" de notre vie d'adulte.
    Cécile Brune

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