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Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Collections d'œuvres d'art

Origine des collections

La Comédie-Française possède une collection d’œuvres d’art peu connue du grand public bien qu’elle s’offre au regard des spectateurs déambulant dans les escaliers et couloirs, de l’entrée place Colette à la Salle Richelieu ornée du plafond peint par Albert Besnard. Sa discrétion est sans doute redevable à l’harmonie d’ensemble mais elle témoigne aussi de l’origine de sa constitution.

Une statue contre des places 

En effet, les bustes sont acquis à partir des années 1770 pour meubler le nouveau théâtre et orner son foyer. Molière fut naturellement le premier que les comédiens souhaitaient voir trôner dans leur théâtre mais la recette de la représentation donnée en 1773 à l‘occasion du premier centenaire de sa mort est insuffisante. Le sculpteur Jean-Jacques Caffieri (1725-1792) négocie avec les comédiens et offre le buste d’Alexis Piron (qui venait de disparaître), en échange d’une entrée à vie. Au XVIIIe siècle, les enrichissements ont d’abord été proposés par les artistes eux-mêmes, à l’exception de la réalisation de certains bustes de commande (Molière par Jean Antoine Houdon, Corneille par Caffieri et Racine par Louis Simon Boizot). La collection de portraits peints et sculptés constituée s’enrichit au XIXe siècle (période qui constitue le cœur de la collection), avec un souci croissant de cohérence dans les acquisitions ; les donations et legs restent toutefois un mode d’entrée significatif, et ce pendant tout le XXe siècle. 

Les comédiens succèdent aux auteurs 

Les bustes représentent majoritairement les auteurs jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Signe de la reconnaissance du comédien comme un artiste à part entière, Lekain est, en 1788 par Simon-Bernard Lenoir (1729-1791), le premier à être représenté. Pour certains autres comédiens du XVIIIe siècle, leurs portraits entrent dans les collections au début du XIXe siècle. Ensuite, de la période romantique qui mêle les différents arts, jusqu’au début du XXe siècle, de nombreux dons sont proposés au décès des artistes, par les familles. Les achats et commandes sont plus rares. 

Diversité des œuvres

Les arts graphiques  

La collection muséale de la Comédie-Française ne se limite pas aux tableaux et sculptures. 

Elle comprend aussi plusieurs milliers de dessins. Plus de la moitié de cet ensemble est constituée par les maquettes planes de décor et de costume directement liés à la conception d’un spectacle. En l’absence de captations ou de photographies, ces maquettes planes (conservées à partir du XIXe siècle) permettent de se représenter un spectacle tel qu’il a été joué.  

Comme les peintures, les autres dessins des XVIIe et XVIIIe siècles représentent essentiellement les comédiens, en jeu, dans le costume de leur rôle ou « à la ville ».  

La gravure contribue, pour le comédien, à la diffusion de son image. Nombreuses sont aussi les scènes théâtrales qui s’inspirent des pièces représentées, souvent insérées au début des publications (« frontispices »).   

La photographie  

Les dessins et gravures représentant les comédiens sont moins nombreux avec l’apparition de la photographie dans les collections à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. La photographie permet en effet une diffusion à plus grande échelle de l’image de l’acteur. Photographie posée et théâtralisée, portrait décliné sur des cartes postales, photographie des loges, photographies d’archives (en costume, en tournée, en répétition…) ou pour la promotion des spectacles, elle est, depuis la fin du XIXe siècle, sur papier, plaque de verre ou en format numérique, un arrêt sur image particulièrement saisissant, en même temps qu’une ressource documentaire de premier ordre. Elles reflètent également l’évolution stylistique de cette technique érigée en 8e art.  

Les bijoux  

Les collections comprennent également une remarquable collection de bijoux de scène. Il s’agit de parures conçues spécifiquement en « faux » pour le théâtre, ainsi que de certaines pièces de prestige offertes aux interprètes et portées sur scène. Ils imitent et réinventent les bijoux d’époques et de civilisations très variées, et sont parfois les témoins de pratiques joaillières du passé.  

En 2024, une quarantaine de bijoux fut pour la première fois présentés au public. Parmi ceux-ci, qui datent du tout début du XIXe siècle jusqu’aux années 1980, citons notamment la couronne de Talma dans le rôle de Néron que Napoléon offrit à son acteur favori, le diadème de Rachel aux perles et camées pour le rôle de Phèdre (Phèdre de Racine en 1843), la couronne de Sarah Bernhardt pour le rôle de la Reine (Ruy Blas de Victor Hugo en 1879)… 

Les objets et les costumes  

Des objets parfois insolites ont été transmis à la Comédie-Française en raison du lien que son propriétaire entretenait avec l’institution. Plusieurs objets sont ainsi gravés aux initiales de Sarah Bernhardt : des coupes de champagne, des petites cuillères, une aiguière, un bloc gravé pour timbrer le papier à lettres, un porte-carte…. Beaucoup ont en effet appartenu à des comédiennes et comédiens de la troupe tels qu’un coffret de maquillage (Mary Marquet), un éventail (Sophie Croizette), une montre médaillon (Edouard de Max)… Mais aussi à des auteurs comme Georges Feydeau (une boite à cigares à ses initiales), Jules Truffier (une canne avec pommeau d’argent) ou encore Molière avec une montre en laiton doré dite « oignon Louis XIV », dotée d’un mécanisme typique du XVIIe siècle et qui lui est dédicacée. 

Parmi ces richesses artistiques, citons les spectaculaires maquettes de décor en volume (plus de 500), quelques meubles d’époque et l’exceptionnelle collection de costumes de scène, du XVIIIe siècle à nos jours, et qui est en partie confiée en dépôt au Centre national du costume et de la scène. 

Un « musée » atypique

« Le Théâtre- Français n’est pas un théâtre comme les autres. Quand on y apporte un manuscrit, il y a les bustes qui vous regardent  » rapportait, impressionné, Dumas fils. Il pouvait alors accéder, en plus des parties publiques ouvertes aux spectateurs, aux coulisses et au foyer du public fréquenté par les familles de comédiens, les auteurs et les journalistes de l’époque.  

Les collections s’accroissent rapidement à partir de 1830. Pour la première fois, la fondation d’un Musée Molière, au foyer du théâtre, est envisagée, et même annoncée dans la presse en 1835 mais le projet n’est pas réalisé. Plus tard, en 1850, le « musée » est conçu dans une autre optique avec une galerie de sculptures du XVIIIe siècle qui illustrerait les grands auteurs et artistes. Une salle d’exposition est finalement ouverte durant les années 1920, mais ne le reste que quelques années. 

Ainsi, faute d’espace d’exposition permanente, le musée est présent partout et « meuble » ainsi le théâtre. Les collections sont conservées dans les différents lieux qu’elle occupe, principalement Salle Richelieu. Cette cohabitation créé un rapport unique de la Troupe avec son patrimoine qui demeure visible au fil des créations contemporaines.   

Les parties publiques et privées du théâtre (foyer salles de réunion…) sont visitables, depuis le milieu du XXe siècle, sous la conduite d’un guide-conférencier qui raconte l’histoire de la Maison de Molière et du théâtre à travers la collection de plusieurs centaines d’œuvres d’art exposées. Plus de 500 visites par an de ce musée sont ainsi proposées aux groupes scolaires, aux familles et aux adultes.