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L’épisode de chaleur extrême que nous traversons nous contraint à annuler les représentations suivantes programmées dans des espaces non climatisés.

Tartuffe ou l’Hypocrite à la Grande Halle de la Villette annulation de la représentation du 11 juillet. 

Le Malade imaginaire au Théâtre de la Porte Saint-Martin annulations des représentations des 11 et 12 juillet.

 

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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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20 000 lieues sous les mers

d'après Jules Verne
Mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort
Saison 2018-2019
Du 17 novembre au 6 janvier
Durée 1h30
Lieu Théâtre du Vieux-Colombier
20 000 lieues sous les mers
Tour à tour à vue sur le plateau et manipulateurs cachés dans le noir des profondeurs, six comédiens de la Troupe nous embarquent à bord du Nautilus. Utilisant le principe du théâtre noir, méduses et poissons semblent flotter dans ce monde où la lumière du jour ne pénètre jamais.

Découvrir la pièce

  • En 2015, Christian Hecq et Valérie Lesort relevaient le défi de créer, avec 20 000 lieues sous les mers, un spectacle pour acteurs et marionnettes. Six comédiens de la Troupe allaient apprendre l’art de la manipulation pour donner vie à l’équipage du Nautilus et au monde qui l’entoure, celui des grands fonds. Tour à tour à vue sur le plateau et manipulateurs cachés dans le noir des profondeurs, les acteurs nous embarquent à bord du Nautilus, vaisseau légendaire tenant à la fois du monstre marin et du navire de pointe. Utilisant le principe du théâtre noir, méduses et poissons semblent flotter dans ce monde où la lumière du jour ne pénètre jamais.
    « Sur scène, la marionnette permet à l’acteur des mouvements, des expressions, des accélérations que son corps est incapable de faire, elle prolonge et démultiplie son expression corporelle. Je parle souvent de “dynamo-rythme” à propos de la faculté de reproduire la dynamique d’un être. Ici, pour les poissons, c’est un mélange de mouvements lents et rapides, exécutés de façon apparemment aléatoire. C’est un spectacle d’images où les poissons peuvent faire une sacrée concurrence aux acteurs ! », explique Christian Hecq. Toute la poésie et l’univers fantastique de l’œuvre de Jules Verne se retrouvent dans ce tour du monde à travers les océans où les enfants, petits et grands, aiment à se replonger. Après une tournée sur les routes de France la saison dernière, le spectacle revient sur la scène de sa création.

    Atelier de curiosités. Exposition conçue par Carole Allemand et Valérie Lesort (entrée libre)
    Le hall du Théâtre du Vieux-Colombier se transforme en « Atelier de curiosités » : les plasticiennes et créatrices des marionnettes du spectacle, Carole Allemand et Valérie Lesort, y présentent la « matière » de leur travail et dévoilent les secrets de fabrication d’un univers fabuleux au service de l’illusion théâtrale.

    À la télévision
    Ce spectacle fera l’objet d’une diffusion sur France 2

    EN CHOISISSANT DE MONTER Vingt-mille lieues sous les mers sous forme d’adaptation théâtrale, Christian Hecq et Valérie Lesort se placent en droite ligne de la tradition du théâtre fantastique, utilisant des moyens scéniques ancestraux pour représenter l’irreprésentable : machinerie, marionnettes, effets lumineux.

    LE RÉPERTOIRE FANTASTIQUE DANS LE THÉÂTRE À MACHINES

    Le répertoire théâtral n’a de cesse d’aborder la question de notre rapport au réel, en mettant en œuvre des procédés d’illusion qui nous trompent pour mieux nous éclairer. Les machines importées d’Italie au XVIIe siècle, tout comme les marionnettes qui se substituent aux acteurs de chair, font partie de ces moyens. L’art de l’illusion connaît son âge d’or au XVIIe siècle grâce au développement de la machinerie théâtrale, particulièrement au théâtre de l’Hôtel du Marais jusqu’en 1672. Apparitions, transformations, vols, gloires, effets spéciaux fascinent les spectateurs et permettent d’illustrer la vie des grands héros de la mythologie et celle des dieux, dans une atmosphère onirique et spectaculaire. Les apparitions marines sont prisées tant au théâtre que dans le cadre des fêtes de Cour. Trois comédiennes de la troupe de Molière apparaissent juchées sur des baleines lors des Plaisirs de l’île enchantée, en 1664, dont Molière – introduisant machines et décors italiens – est le grand ordonnateur. Certaines grandes pièces à machines de cette époque seront rapidement reprises à la Comédie-Française naissante après 1680.

    CRÉATURES FANTASTIQUES ET SURNATURELLES

    Le bestiaire fantastique est une constante du répertoire théâtral. Dans un certain nombre de pièces du Répertoire, les acteurs jouent donc des animaux, mais aussi des créatures plus fantastiques : nymphes, satyres, euménides, martiens, monstres, trolls, fées et lutins... Le royaume sous-marin des ondins est le décor de la pièce de Giraudoux, Ondine, dont la mise en scène de Raymond Rouleau avec les décors et costumes de Chloé Obolensky, en 1974, fut particulièrement remarquée pour son esthétique luxuriante.
    Au-delà de l’évocation ou de la figuration d’êtres fantastiques, le théâtre peut atteindre une dimension philosophique quand le surnaturel sous-tend l’action, comme dans le théâtre de Shakespeare : spectres, apparitions, sorcières, statues qui s’animent sont au cœur d’une réflexion métaphysique sur les forces imaginaires qui nous dépassent et fondent nos actions. Le surnaturel incarné par Méphistophélès dans Faust de Goethe place également l’être humain aux confins de la vie et de la mort.
    À l’opposé, le surnaturel comique est représenté dans le Répertoire via la magie, pratiquée par l’homme. De vrais magiciens, comme Alcandre dans L’Illusion comique de Pierre Corneille qui se sert de son art pour dévoiler la vérité, mais aussi d’authentiques charlatans permettent de se railler de la crédulité humaine, de Molière (Le Mariage forcé) à Eduardo De Filippo (La Grande Magie).
    Le savant dosage entre fantastique et rationalité semble donc être une caractéristique de ce théâtre, jouant à la fois sur l’adhésion du public et sa distanciation. L’adaptation de Vingt mille lieues sous les mers remet en jeu ces procédés traditionnels, tant sur le plan des effets scéniques, de la représentation de créatures fantastiques, que d’une ambiance générale entre deux eaux, réelle et irréelle.

    • Visuel : gravure dans l'édition d'Andromède de Pierre Corneille, 1651
  • Adaptation et mise en scène : Christian Hecq et Valérie Lesort
    Scénographie et costumes : Éric Ruf
    Lumières : Pascal Laajili
    Son : Dominique Bataille
    Création des marionnettes : Carole Allemand et Valérie Lesort
    Assistanat à la scénographie : Delphine Sainte-Marie
    Assistanat aux costumes : Siegrid Petit-Imbert

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