Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

La Petite Sirène

d’après Hans Christian Andersen
Mise en scène Géraldine Martineau
Saison 2018-2019
Du 15 novembre au 6 janvier
Durée 1h10 environ
Lieu Studio-Théâtre
La Petite Sirène
Géraldine Martineau adapte le conte d’Andersen en alexandrins libres et imagine une forêt musicale de coraux. Elle privilégie la poésie à la lecture d’une morale punitive du conte.

Découvrir la pièce

  • « Demain enfin... » Curieuse et rêveuse, la Petite Sirène attend depuis longtemps le jour de son quinzième anniversaire. Comme ses sœurs avant elle, elle pourra selon la tradition s’éloigner de son palais du fond des mers et aller découvrir les beautés du monde terrestre qu’on lui a tant contées. Parce que le lendemain une tempête éclate, elle se retrouve témoin de la noyade d’un jeune homme. Elle le reconduit jusqu’au rivage, son chant le ramène à la vie. Et elle disparaît aussitôt... C’est ainsi que débutent les aventures du « petit plancton » – comme la surnomme sa grand-mère – tombée amoureuse de l’inconnu, assez intrépide pour accepter le pacte que lui propose la Sorcière des mers : de magnifiques jambes agiles en échange de sa voix, ne plus jamais revoir les siens et, si le Prince devait en épouser une autre, elle se transformerait en écume.
    Géraldine Martineau crée ici son premier spectacle tout public. Également actrice, elle connaît la Comédie-Française pour y avoir joué Kleist. Elle adapte le conte d’Andersen en alexandrins libres, et imagine une forêt musicale de coraux. Le parcours d’émancipation de celle dont la danse éblouira les humains, confrontée à l’éveil du sentiment amoureux, à la peur des adultes et à la violence du monde, est une ode à la différence. Il ouvre un champ de réflexion sur les parts de soi que l’on est capable de transformer pour plaire à autrui. Géraldine Martineau privilégie la poésie à la lecture d’une morale punitive du conte. En devenant Fille de l’air, la sirène acquiert, nous dit-elle, « une nature pleine d’une bonté naturelle, peut-être plus proche de la sienne, et peut ainsi continuer sa découverte du monde et des éléments ».

    NOUVELLE PRODUCTION

    En coréalisation avec le Festival d’Automne à Paris

    Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
    Avec le mécénat de Haribo Ricqlès Zan

    Tout public à partir de 7 ans

    > Si l’on me demandait ce qu’est un conte, je répondrais instinctivement que c’est une voix pour rentrer dans la nuit.
    Jacques Allaire, metteur en scène des « Habits neufs de l’Empereur »

    LE GENRE LITTÉRAIRE DU CONTE porte dès son origine des caractères à la fois oniriques et moraux, à destination des enfants mais aussi des adultes, qui seuls peuvent percevoir sa dimension subversive. Il n’est donc pas étonnant que des metteurs en scène du XXIe siècle tentent de porter un nouveau regard sur ce genre, en proposant des réécritures inventives à destination de tous les publics.

    Le conte merveilleux, une présence discrète au Répertoire

    Les contes constituent un fabuleux répertoire dans lequel le théâtre a souvent puisé et ce, dès le XVIIe siècle. Les spectateurs sont alors friands des pièces dites à machines avec tout leur cortège d’effets merveilleux. Au XVIIIe siècle, ce goût ne se dément pas et des adaptations de contes de Charles Perrault fleurissent sur les scènes, offrant des changements de décor à vue spectaculaires. Ses contes sont devenus une telle référence que Beaumarchais, dans une parade intitulée Les Bottes de sept lieues – pièce qui sera jouée Salle Richelieu en 1932, hors répertoire, lors de la célébration du bicentenaire de la naissance de l’auteur –, fait dire au personnage de Gilles, apostrophant le public : « c’est z’icy que l’on voit […] ces fameuses bottes […] composée par ce fameux monsieur Perrault ».

    Si le conte merveilleux alimente les théâtres de la Foire et du boulevard, la Comédie-Française reste plus en marge de cet engouement. Ainsi, la présence de ce genre au sein du Répertoire est discrète. On y monte des pièces aux titres suggestifs qui restent néanmoins assez éloignées de la littérature enfantine, comme La Coupe enchantée de Jean de La Fontaine et Champmeslé (1688, d’après deux contes de La Fontaine, Les Oies de Frère Philippe et La Coupe enchantée, inspirés eux-mêmes de Boccace et de L’Arioste), Le Petit Chaperon rouge de Félix Gandera et Claude Gevel (1919) ou encore Poudre d’or de René Trintzius et Amédée Valentin (1928). En revanche, des œuvres aux titres moins évocateurs se nourrissent de l’imaginaire du conte. Des personnages de fées s’introduisent dans L’Oracle de Germain-François Poullain de Saint-Foix (1740), Les Fées de Dancourt (1699), L’Amour et les fées du cardinal de Bernis (1746) ou encore Arlequin poli par l’amour de Marivaux (1720) ; un talisman dans Il était une bergère d’André Rivoire (1905) ; un génie dans Amour pour amour de Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée (1742)…

    Le conte philosophique et moral

    Bien que le conte merveilleux soit le genre le plus représenté dans les adaptations pour les scènes hors Comédie-Française tout au long du XVIIIe siècle, le conte philosophique et moral devient, vers la fin du siècle, une nouvelle source d’inspiration, traduisant des enjeux politiques, culturels ou sociaux. Ainsi, Rochon de Chabannes tire sa pièce Heureusement – créée par les Comédiens-Français en 1762 – de deux Contes moraux de Marmontel, à qui on attribue la paternité du genre, et qui s’affranchit progressivement de la féerie. Beaucoup plus récemment, en 2012, Emmanuel Daumas livre sur la scène du Studio-Théâtre une adaptation rythmée du Candide de Voltaire, qu’il qualifie « d'œuvre espiègle et pernicieuse », où il s’agit de voir « jusqu’où on peut repousser la limite de notre acceptation ».

    La fable, un parent proche du conte, s’immisce également au sein du répertoire de la Comédie-Française, notamment à travers les œuvres de Jean de La Fontaine. Ainsi, ses fables animalières font l’objet de soirées littéraires, en 1975 et 1986, tournent aux États-Unis en 1996, sous la direction de Michel Favory, avant d’être orchestrées, en 2004, par le metteur en scène et plasticien Robert Wilson sur le plateau de la Salle Richelieu.

    Le conte et les spectacles tout public des dix dernières années

    Avec Le Loup, d’après les Contes du chat perché de Marcel Aymé (mise en scène Véronique Vella), en 2009, la Comédie-Française renoue avec cet intérêt des arts de la scène pour le conte – plus spécifiquement à destination d’un jeune public – et lui donne « une nouvelle forme d’oralité ». Au cours des saisons suivantes plusieurs adaptations de contes d’Andersen posent toujours la question de leur adaptation : Les Habits neufs de l’empereur (mise en scène Jacques Allaire, 2010), Les Trois Petits Cochons (mise en scène Thomas Quillardet, 2012), La Princesse au petit pois (mise en scène et adaptation Édouard Signolet, 2013), La Petite Fille aux allumettes (adaptation d’Amrita David et Olivier Meyrou, 2014). En 2016, Véronique Vella prolonge avec un autre conte de Marcel Aymé, Le Cerf et le chien, son intérêt pour la porosité entre animalité et humanité. Dans ces différentes propositions, toutes présentées au Studio-Théâtre, la prise en charge de la narration et de la dimension métaphysique du conte – en passant par la parole mais aussi par le son et l’image – nourrit l’imaginaire enfantin tout en restituant au spectateur de tout âge les dimensions politique, poétique et parfois contestataire.

    • Visuel : La Coupe enchantée de Jean de La Fontaine et Champmeslé, 1913, avec Lafon, Jules Truffier, Yvonne Lifraud, Berthe Bovy, Béatrix Dussane – photo. A. Bert, coll. CF
  • Adaptation et mise en scène : Géraldine Martineau
    Scénographie : Salma Bordes
    Costumes : Laurianne Scimemi Del Francia
    Lumières : Laurence Magnée
    Musique originale : Simon Dalmais
    Son : François Vatin
    Travail chorégraphique : Sonia Duchesne
    Collaboration artistique : Sylvain Dieuaide

Documents

Distribution