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Janvier - juillet 2026

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Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

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Les Fourberies de Scapin

de Molière
Mise en scène Denis Podalydès
Saison 2018-2019
Du 21 décembre au 19 mars
Durée 1h57 (sans entracte)
Lieu Salle Richelieu
Les Fourberies de Scapin
Avec « Les Fourberies de Scapin », Molière souhaite se libérer des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machine et revient au "théâtre pur", offrant au metteur en scène une grande liberté d’action.

Découvrir la pièce

  • Vingt ans après la dernière production des Fourberies de Scapin à la Comédie-Française, Denis Podalydès ouvrait la saison 2017/2018 avec cette œuvre majeure de Molière, jouée plus de 1 500 fois par les Comédiens-Français. « Pièce de troupe, écrite non pas pour la Cour mais pour le peuple », elle est créée en 1671 au Palais-Royal pendant une période de travaux. Molière souhaite alors se libérer des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machine et revient au « théâtre pur », offrant au metteur en scène une grande liberté d’action.
    La scène se passe ici à Naples, porte ouverte à l’imaginaire maritime, tendue vers l’Orient. Face à deux pères autoritaires, deux fils aux amours contrariées s’en remettent au rusé Scapin, habité d’une folle énergie de revanche, double de Scaramouche, acteur italien à la vie aventureuse que Molière admirait. « À vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler », déclare le valet bouffon dont le nom, comme le rappelle Denis Podalydès, vient du verbe italien scappare qui signifie « s’échapper », « s’envoler ». S’il reçoit des coups de bâton, il en rend tout autant et déploie, dans un climat de demande de rançon et de contrariétés paternelles, une avalanche de stratagèmes et autres fourberies que l’auteur excellait à peindre. Après plus de trois mois de tournée française à l’automne, le spectacle retrouve la Salle Richelieu.

    En tournée
    France SEPT > DÉC
    Dates et lieux sur notre page Tournées

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    LE 24 MAI 1671, Molière choisit de donner au public sa nouvelle pièce, Les Fourberies de Scapin. Jouée sans succès, ce très étonnant échec tient en fait aux circonstances : le théâtre du Palais-Royal est pris dans des travaux interminables entrepris en vue de la création somptueuse du « clou » de la saison, Psyché, que le public de la Cour a déjà eu le privilège de découvrir et que celui de Paris attend impatiemment.

    > Dans ce sac ridicule où Scapin s'enveloppe, je ne reconnais plus l'auteur du Misanthrope.
    Boileau

    On s’interroge alors : la pièce aurait-elle eu vocation à faire patienter le public le temps de lui offrir la tragédie-ballet promise ? Sur le plan du jeu, pourtant, Les Fourberies sont assurément du grand spectacle et Molière lui-même y interprète le rôle de Scapin sur lequel repose l’intrigue. La Thorillière, « furieux porte-rapière », et la Beauval en Zerbinette ne sont pas en reste : connue pour son rire tonitruant et communicatif, c’est d’ailleurs pour elle que l’auteur a composé le rôle. Mais comme l’écrit Boileau, la pièce déçoit les amateurs de « belles comédies », sans doute est-elle trop proche d’un comique de commedia dell’arte. Conçue dans une économie de moyens scéniques pour ne nécessiter ni décors imposants ni machines, il est fort à parier que la pièce paru trop simple aux contemporains et en décalage avec l’appétit nouveau de divertissements chantés et dansés.

    Un pur théâtre trop dépouillé en somme.

    L’avenir donnera, comme souvent, tort au goût du siècle puisque la pièce remportera, après la mort de son auteur, d’éclatants succès. Elle est aujourd’hui l’une des plus souvent représentées du répertoire français, y compris à l’étranger. Le 20 septembre 2017, jour de la première de la mise en scène de Denis Podalydès, les Comédiens-Français l’auront interprétée 1 495 fois depuis 1680.

    • Visuel : Les Fourberies de Scapin par Devéria, [1831] – Photo. Lorette
  • Mise en scène : Denis Podalydès
    Scénographie : Éric Ruf
    Costumes : Christian Lacroix
    Lumières : Stéphanie Daniel
    Son : Bernard Valléry
    Maquillages : Véronique Soulier-Nguyen
    Collaboration artistique et chorégraphique : Leslie Menu
    Assistanat à la mise en scène : Alison Hornus
    Assistanat à la scénographie : Dominique Schmitt

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