Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Bajazet

de Jean Racine
Mise en scène Éric Ruf
Saison 2019-2020
Du 16 mai au 28 juin
Durée 2h15 environ
Lieu Théâtre du Vieux-Colombier
Bajazet
Bajazet est le terrain des atermoiements de coeurs à Byzance. Éric Ruf s’empare de ce drame racinien de 1672 où le sérail du Grand-Seigneur nourrit tous les fantasmes sur le pouvoir et les passions. Les sentiments contrariés culminent au rythme des alexandrins jusqu’au dénouement sacrificiel.

Découvrir la pièce

  • Écrite en 1672 par un Racine en pleine gloire, « Bajazet » est l’une des ses pièces les plus rarement montées. S’y retrouvent pourtant tous ses thèmes privilégiés plus que dans n’importe quelle autre de ses pièces. Deux fantasmes y sont extraordinairement imbriqués, celui du gynécée, antre de l’intime féminin, et celui du pouvoir qui, porté par un être absent dont le retour est incertain, s’en trouve décuplé.

    Parti assiéger Babylone, le sultan Amurat a transmis tout pouvoir à sa favorite Roxane. Suspectant l’ambition de son frère Bajazet qu’il tient enfermé au sérail, il fait envoyer à la nouvelle sultane une lettre porteuse d’un ordre de mise à mort. Par ailleurs, le grand vizir Acomat se sentant en disgrâce complote pour que Bajazet accède au trône : il tue l’esclave messager et organise une rencontre entre son protégé et Roxane afin qu’elle tombe amoureuse et lui donne le pouvoir. La princesse Atalide, qu’il prévoit d’épouser, lui sert d’intermédiaire. Tous ignorent encore l’amour secret qui unit Bajazet et Atalide depuis l’enfance.

    Le sérail qu’Éric Ruf met en scène en 2017 au Théâtre du Vieux-Colombier et décrit comme le lieu du pouvoir rencontrant celui de l’intimité absolue, agit alors comme une chambre sourde : « rarement lieu de fiction aura figuré le cœur abîmé d’amour : Racine y concentre sa plume pour les errements du cœur, l’espace physique est celui du sentiment, l’architecture du sérail celle des détours intérieurs. Pas de vent tragique ici, ni de chapiteaux corinthiens, nulle mythologie mais la description plus concrète, plus narrative, des atermoiements du cœur humain ».

    OUVERTURE DES VENTES EN JANVIER 2020

    Créé en 1672, Bajazet est, jusqu’en 1815, l’une des pièces du Répertoire les plus régulièrement jouées– à raison de quelques représentations par an. Par la suite, le public n’eut pas l’assurance de la voir aussi souvent car elle ne fait plus partie du « fonds de Répertoire », c'est-à-dire des pièces qui constituent le socle de jeu de la Troupe, qu’elle interprète suivant l’alternance plus intense qu’aujourd’hui avec plus d’une centaine de pièces interprétées chaque année. Il faut attendre que de grands interprètes s’en emparent pour la voir représenter sur scène – Rachel joue Roxane de ses débuts en 1838 jusqu’en 1854 – ou que l’on renouvelle les représentations avec une distribution inédite. Adeline Dudlay (Roxane) et Albert-Lambert (Bajazet) dominent celle de la reprise de 1887, Madeleine Roch et Mme Segond-Weber se partagent les rôles de Roxane et d’Atalide à partir de 1905. Bajazet, pièce orientale, est une œuvre qui coûte cher au théâtre en décors et aux comédiens en costumes.

    C’est en 1937 que pour la première fois, un metteur en scène, Jacques Copeau, s’empare de la pièce. Ses interprètes Maurice Escande, Mary Marquet et Véra Korène évoluent dans des décors de Louis Sue et arborent des costumes de Marie-Hélène Dasté, premiers exemples de costumes peints à la Comédie-Française, ces ornements remplaçant les traditionnelles broderies. Jacques Copeau met en œuvre son esthétique propre avec une simplification des formes, tant pour les costumes que pour le décor aux lignes épurées, prenant de la distance avec les représentations qui privilégiaient jusque-là des textiles brodés, rehaussés de pierreries, des décors très complexes aux riches tentures pour représenter l’opulence du sérail. Sa proposition marque les esprits : Maurice Escande élaborera une nouvelle mise en scène « d’après Jacques Copeau » en 1949 et Jean Marchat, en 1957, gardera également les costumes et décors de 1937.

    En 1966, Michel Etcheverry propose lui une mise en scène avec de nouveaux costumes et décors, avant Éric Vignier, en 1995, au Théâtre du Vieux-Colombier. Éric Ruf qui tenait alors le rôle-titre proposera sa propre vision de la pièce, dont il crée la scénographie et la mise en scène, en 2017 au Théâtre du Vieux-Colombier.

    • Bajazet, 1933 (1) © photo. Manuel frères / Coll. Comédie-Française
  • Mise en scène et scénographie : Éric Ruf
    Costumes : Renato Bianchi
    Lumières : Franck Thévenon
    Son : Dominique Bataille
    Maquillages  et  coiffures : Catherine Bloquère
    Collaboration artistique : Claude Mathieu
    Assistanat à la mise en scène : Thomas Gendronneau
    Assistanat à la scénographie : Caroline Frachet

Distribution