La Ballade de Souchon
Mise en scène Françoise Gillard
Du 26 janvier au 5 mars
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D’année en année, ses chansons sont devenues des standards, et lorsqu’on interroge l’auteur-interprète sur le phénomène d’une telle œuvre, à la fois atemporelle et ancrée dans son temps, il répond: « Tout simplement, j’écoute, je regarde. »
Souchon solitaire mélancolique ou Souchon nonchalant, Souchon si féminin et dandy séducteur, cet éternel adolescent pétri de doutes savoure ses succès à l’écart de la frénésie consumériste. Son parcours unique de flâneur charismatique irrigue cette Ballade conçue et mise en scène par Françoise Gillard: « J’ai désiré réunir un plateau inter-générationnel, précise-t-elle, composé de six comédiennes de la Troupe, accompagnées par deux musiciens et une musicienne. Je me suis rendu compte que tout le monde avait en tête une des chansons de Souchon, souvent rattachée à un moment de vie. Ce qui me touche le plus dans sa personnalité, c’est d’avoir ainsi traversé les époques, l’air de rien…»
Au gré de ce portrait sensible, les actrices-chanteuses dialoguent à bâtons rompus en se glissant dans les mots de Souchon, elles reprennent des tubes bien sûr, mais aussi des titres moins connus. Dans l’écrin du Studio-Théâtre, les souvenirs reviennent en mémoire et la vie, soudain, semble plus légère.
En coproduction avec la Compagnie Les Signatures
Avec le généreux soutien d'Aline Foriel-Destezet, grande ambassadrice de la création artistique,
et le soutien de la Fondation pour la Comédie-FrançaiseNOUVELLE PRODUCTION
À propos du spectacle
Écouter sur France Inter le deuxième épisode des Regards Croisés de Laetitia Bernard : à la Comédie Française avec l'actrice Françoise Gillard.RENCONTRE
Nous organisons une rencontre avec le public à l'issue de la représentation du mercredi 8 février, à partir de 19h30.
Elle sera animée par Laurent Muhleisen, en présence de Françoise Gillard, Amélie Wendling, Yasmine Haller et Emma Laristan, de la musicienne Florence Hennequin et des musiciens Yannick Deborne et Mathieu Serradell.
En libre accès, avec ou sans billet pour la représentation du soir.Les Comédiens-Français recourent au chant depuis Molière qui introduit des interventions chantées dans ses comédies-ballets et ce, en dépit du privilège accordé exclusivement à l’Opéra par Louis XIV. La fragile frontière entre la déclamation, le jeu et le chant est allègrement titillée tout au long de l’histoire de la Maison dont les pièces inscrites au Répertoire intègrent fréquemment des passages musicaux et chantés (Offenbach, Brecht, les vaudevilles…) honorablement servis par une troupe aux talents artistiques variés.
Depuis les années 1990, les spectacles musicaux se diversifient. La forme traditionnelle du cabaret composé d’un florilège de chansons (de Paris cabaret en 1993 et 1995 à Quatre femmes et un piano en 2013) est médiatisée de 2007 à 2012 sur France Inter, dans l’émission La Prochaine fois, je vous le chanterai de Philippe Meyer dans laquelle la Troupe chante plus de 400 titres méconnus ou oubliés. Ces cinq années de diffusion donnent naissance à deux disques et cinq spectacles, dont un programmant plus spécifiquement des chansons sorties pendant la crise de 1929 et les Trente Glorieuses (Chansons des jours avec et des jours sans en 2010) et un second exhumant les chansons déconseillées voire censurées par le Comité d’écoute de la Radiodiffusion française créé après la Libération (Chansons déconseillées en 2011).
Les talents d’interprétation vocale mais aussi instrumentale au sein de la Troupe donnent matière à une programmation musicale désormais régulière. Les spectacles musicaux sont conçus autour de thématiques telles que la mer (2007) ou l’érotisme (2008). À partir de 2013, ils font découvrir ou réentendre des chansons d’icônes telles que Vian (2013), Brassens (2014), Barbara (2014) et Ferré (2016).
Chanteurs mais aussi musiciens, des comédiens s’emparent dans Comme une pierre qui… (2015) de leurs instruments pour faire revivre la création de la chanson Like a Rolling Stone de Bob Dylan qui pose, à la Comédie-Française, un jalon dans la dramaturgie des spectacles musicaux. L’année suivante Serge Bagdassarian écrit, dirige et crée L’Interlope, plongée dans un cabaret de l’entre-deux-guerres et dans le registre d’une subculture homosexuelle qui se vit alors dans la clandestinité. Et l’on retrouve en 2018, Sébastien Pouderoux et Stéphane Varupenne – duo très remarqué dans Comme une pierre qui… – pour leur première écriture et mise en scène communes avec Les Serge (Gainsbourg point barre), portrait sensible de l’homme autant que de l’artiste.
Cette saison, loin d’être poussé en bas par des plus forts que lui, Souchon est célébré par la Troupe dans un spectacle où la metteuse en scène Françoise Gillard réunit un plateau d’actrices et rend ainsi hommage à celui qui chante si bien les femmes.
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Adaptation : Françoise Gillard et Amélie Wendling
Mise en scène : Françoise Gillard
Costumes : Bernadette Villard
Lumières : Éric Dumas
Arrangements et direction musicale : Yannick Deborne
Son : Théo Jonval
Travail vocal : Mathieu Serradell
Travail chorégraphique : Glysleïn Lefever
Collaboration artistique : Amélie Wendling
Collaboration à la scénographie : Éric Ruf
Assistanat à la scénographie : Nina Coulais de l’académie de la Comédie-Française
Documents
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Télécharger le PDF (4.74 Mo)Programme La Ballade de Souchon 22/23
Programme de La Ballade de Souchon. Mise en scène Françoise Gillard, Studio-Théâtre (Saison 2022/2023) -
Télécharger le PDF (5.28 Mo)La pièce en images - La Ballade de Souchon 22/23
Les spectacles musicaux à la Comédie-Française
Distribution
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et
Emma Laristan
Yannick Deborne guitares
Florence Hennequin violoncelle
Mathieu Serradell claviers, piano