EN TOURNÉE / La Puce à l'oreille
Mise en scène Lilo Baur
Du 17 janvier au 17 mars
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S’y trouvent rassemblés tous les ingrédients qui ont fait la réputation du maître du genre : situations burlesques et quiproquos enchâssés auxquels s’ajoute le thème du sosie. D’une construction redoutable assortie d’une incroyable fantaisie, c’est « un feu d’artifice allumé au-dessus d’une fourmilière » comme le souligne la critique de l’époque. L’objet principal de la confusion à venir est un colis ouvert « par mégarde » par l’épouse de M. Chandebise : des bretelles envoyées depuis l’hôtel du Minet-Galant. Piquée, Raymonde se persuade qu’elle est trompée et fait appel à son amie Lucienne pour rédiger une missive donnant rendez-vous à son époux dans l’espoir de le confondre. Bien mal en prend à la complice car la lettre écrite de sa main tombe dans celles de son propre mari, qui se pense à son tour outragé… Tous se retrouveront au Minet-Galant où le garçon de l’hôtel, Poche, est un sosie du mari de Raymonde.
Pièce de troupe par excellence, La Puce à l’oreille exploite plus que jamais d’ingénieuses ressources scéniques : un « escalier de secours » et surtout un habile stratagème faisant disparaître à la moindre alerte les couples adultères. Après la série de représentations de cette rentrée Salle Richelieu, le spectacle partira sur les routes de France pour une tournée début 2024.Spectacle créé le 21 septembre 2019 Salle Richelieu
**EN TOURNÉE** **EN FRANCE**
17 > 18 JANV 24
Sables d’Olonne – Auditorium Le 3 mats, Les Atlantes
Réservations26 > 27 JANV 24
Montereau — Majestic, scène de Montereau
Réservations2 > 7 FÉVR 24
Caen — Théâtre de Caen
Réservations15 > 17 FÉVR 24
Montpellier – Opéra comédie
Réservations5 > 7 MARS 24
La Rochelle – La Coursive
Réservations15 > 17 MARS 24
Aix-en-Provence – Grand théâtre de provence
RéservationsNon, Feydeau n’est pas un intrus à la Comédie-Française et les débats sur la pertinence de son inscription au Répertoire sont révolus. Refusée en 1926, Feu la mère de madame entre au Répertoire en 1941 dans une prestigieuse distribution. La presse continue en 1951 de se poser la question de cette légitimité avec Le Dindon mais elle demeure bien seule face aux applaudissements du public. Dix-sept pièces (sans compter les monologues) ont donc été jouées au Français, certaines plusieurs fois par des metteurs en scène de diverses sensibilités mais tous confrontés à la même gageure : quelles libertés peuvent-ils se permettre face à la mécanique parfaitement huilée et éprouvée des pièces de Feydeau ?
Du respect scrupuleux de la plantation et des caractères (La Dame de chez Maxim, 1981) à la multiplication de références au XXe siècle, le pilotage automatique n’empêche pas quelques changements de cap. Par de légers et discrets glissements temporels (Un Fil à la patte, 2010) ou par un ancrage volontaire dans la société contemporaine via la mode vestimentaire (Chat en poche, 1998) et la musique électronique flirtant avec Schubert (Quatre pièces en un acte, 2009), les costumes et la musique actualisent la pièce sans en modifier une virgule, si ce n’est une note en prenant au pied de la lettre le « chœur » des filles Mathieu pour faire chanter celles-ci (L’Hôtel du libre-échange, 2017). Quant au décor décrit minutieusement dans les didascalies, il vole en éclats (Chat en poche, 1998 ; Le Dindon, 2002) pour mieux servir la folie de Feydeau ou déborde du cadre strict de l’intérieur bourgeois pour s’ouvrir sur l’extérieur (Le Système Ribadier, 2013).
Le parti-pris de retenue des metteurs en scène qui dépouillent ce théâtre de son côté vaudevil-lesque (comme La Puce à l’oreille en 1978) rarement revendiqué (Occupe-toi d’Amélie, 1995) offre une écoute différente pour les monologues (Le Cercle des castagnettes, 2012). En an-crant ainsi les pièces dans une époque plus contemporaine, les metteurs en scène assument les références cinématographiques récurrentes qui ont nourri leur représentation de la bizarrerie (Le Système Ribadier, 2013), le jeu au ralenti des comédiens (Le Dindon, 2002) ou les inserts filmés du début du cinéma (Monsieur chasse !, 1987). Qu’importent les chemins de traverse pourvu qu’on ait l’ivresse !
- Système Ribadier, 2013 - photo. Brigitte Enguerand © Coll. Comédie-Française
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Mise en scène : Lilo Baur
Scénographie : Andrew D Edwards
Costumes : Agnès Falque
Lumières : Fabrice Kebour
Musiques originales et son : Mich Ochowiak
Réglage des mouvements : Joan Bellviure
Collaboration artistique : Katia Flouest-Sell
Documents
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Télécharger le PDF (4.41 Mo)Programme La Puce à l'oreille 23/24
Programme du spectacle « La Puce à l'oreille » de George Feydeau. Mise en scène Lilo Baur, Salle Richelieu (Saison 2023/2024)
Distribution
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Étienne
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et Stéphane Daublain : Baptistin (en alt.)