Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

EN TOURNÉE / Singulis — Ex-traits de femmes

conception et interprétation Anne Kessler
Saison 2023-2024
Du 19 septembre au 21 mars
Lieu En tournée
EN TOURNÉE / Singulis — Ex-traits de femmes
« Louison, Agnès, Armande, Henriette, Arsinoé, Célimène, Elvire, Madame Pernelle, Dorine… toutes si différentes mais qui viennent d’un seul et même cœur, celui de Molière.

Découvrir la pièce

  • Dans ces Ex-traits de femmes, j’aimerais donner l’impression qu’elles ne sont qu’une seule et même personne à différents moments de sa vie, ou bien qu’elles sont sœurs tant elles ont cet air de famille qui les font se reconnaître entre elles et que perçoit le monde dans leurs expressions communes.

    Un seul et même texte aussi, en imaginant que la plume de Molière n’a pas quitté sa main, guidée par son inspiration, pour déposer ces portraits dans un seul et même tableau.

    Le dessin, animé, accompagnera le jeu, pour dire l’inconscient, l’indicible, pour faire apparaître les fantômes. Le trait, pour relier entre elles toutes ces personnes qui trahissent, mentent, questionnent sondent, se livrent, en un mot, qui aiment.

    Une vie en une heure, une heure de vie.»

    EN TOURNÉE EN FRANCE

    19 > 30 SEPT 23
    Paris — Théâtre 14

    5 OCT 23
    Saint-Malo — Théâtre Chateaubriand

    17 OCT 23
    Castelnaudary — Théâtre Scènes des Trois Ponts

    22 NOV 23
    Bastia — Fabrique de Théâtre

    19 DÉC 23
    Chartres — Théâtre de Chartres

    21 MARS 24
    Bruz — Le Grand Logis
    Réservations

    Enfermées, soumises à l’autorité d’un père, d’un mari…, les figures féminines du répertoire moliéresque ne sont pas pour autant des personnages fantoches. Seules, ou plus souvent unies, elles déjouent les projets du maître de maison, usent des stratagèmes les plus fous et n’hésitent pas à se mettre elles-mêmes en scène pour parvenir à leurs fins.

    Entouré de femmes cultivées et indépendantes, Molière ne pouvait rester insensible à la condition féminine, qu’il met au centre de plusieurs de ses grandes comédies. Le dramaturge reprend des thèmes discutés dans les salons de son temps, notamment l’éducation des femmes, mais aussi les questions du désir, de la jalousie, ou encore du cocuage.

    Molière peint ainsi des femmes de tout âge, de tout statut : des bourgeoises, des servantes, des pédantes, des amoureuses, des lettrées… Mais pas, ou peu, de mères, excepté l’acariâtre Mme Pernelle du Tartuffe, la cupide Béline du Malade imaginaire et la perspicace Mme Jourdain du Bourgeois gentilhomme. Cette absence laisse les jeunes filles totalement livrées au pouvoir du père et interroge sur la sororité de ces douces figures que sont Agnès (L’École des femmes), Mariane (Le Tartuffe), Lucile (Le Bourgeois gentilhomme), ou encore Angélique (Le Malade imaginaire). Ces dernières tentent, avec la complicité de leurs servantes, d’échapper à un mariage forcé. Des servantes que Molière, dans la tradition des servantes de farce, peint « un peu trop forte en gueule[s], et fort impertinente[s] ». Quatre soubrettes dominent son théâtre : Martine (Le Médecin malgré lui), Toinette (Le Malade imaginaire), Nicole (Le Bourgeois gentilhomme) toutes en provocation, et Dorine (Le Tartuffe), qui s’oppose plus frontalement encore au maître de maison.

    Il est aussi de ces femmes qui aspirent au désir et à l’indépendance : Elvire, amoureuse bafouée par Don Juan, Agnès de L’École des femmes qui puise en elle les ressources de son émancipation, ou encore Célimène du Misanthrope pour qui le veuvage est un puissant allié dans la recherche de liberté.
    Dans Les Femmes savantes, dernière grande pièce de Molière consacrée aux femmes, le schéma patriarcal et l’équilibre familial sont mis à mal. Si Philaminte et sa fille ainée, Armande, cultivent leurs savoirs, Henriette, la cadette, ne saurait renoncer pour autant aux joies du mariage. Mais un fil les relie, peut-être, celui de l’amour sincère auquel toutes rêvent encore en secret…

  • Conception, interprétation et animation graphique : Anne Kessler
    Lumières : Éric Dumas

Distribution

1 / 1