Informations
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Penthésilée, mis en scène par Michael Thalheimer et présentée au Théâtre du Vieux-Colombier. 
Pour des raisons techniques, nous sommes malheureusement contraints d'annuler plusieurs représentations. 

En savoir plus sur les modalités de report
Billetterie

Cher public,

Vous avez rencontré des difficultés au moment de la réservation de votre carte et de vos places hier, nous tenons à vous adresser nos excuses. Une heure après l’ouverture des ventes, un problème technique s’est produit sur l’outil de gestion de la file d’attente, ce qui a conduit des milliers de personnes à accéder aux réservations en un instant, saturant les capacités du logiciel de billetterie et causant une rupture des ventes pendant 1h20. Les équipes et nos prestataires ont tout mis en œuvre pour rétablir les réservations au plus vite mais ce travail a nécessité du temps.

Nous avons tenté de répondre à chacun et à chacune par téléphone, par e-mail et sur les réseaux sociaux pour répondre aux différentes situations.

Notre priorité et notre mission sont d’offrir à toutes et tous la possibilité de franchir les portes de notre théâtre, nous mettons tout en œuvre pour y parvenir.

1 / 1

Trois fois Ulysse

de Claudine Galea
Mise en scène Laëtitia Guédon

Saison 2023-2024
Du 3 avril au 8 mai
Durée 1h30 (sans entracte)
Lieu Théâtre du Vieux-Colombier
Trois fois Ulysse
Ulysse, « l’homme aux mille détours », a-t-il usé du Temps – dix ans de guerre, dix ans d’errance – seulement à coups de victoires et de gloire ?

Découvrir la pièce

  • Pour interroger notre rapport au temps et à nos inconscients collectifs, Laëtitia Guédon, metteuse en scène et directrice des Plateaux Sauvages à Paris, s’appuie depuis longtemps sur les figures mythologiques, issues des grandes épopées que sont L’Illiade et L’Odyssée. Après Troyennes – Les morts se moquent des beaux enterrements de Kevin Keiss d’après Euripide, elle a dernièrement créé Penthésilé.e.s/Amazonomachie écrit par Marie Dilasser. Elle s’apprête à mener durant l’été 2023 à Pondichéry un projet croisant les héros de l’Illiade et ceux d’un des écrits fondamentaux de l’hindouisme, la Bhagavad-Gîtâ, et prévoit un opéra sur l’hospitalité autour de la figure de Nausicaa. Aujourd’hui, pour sa première création à la Comédie-Française, elle confie l’écriture d’un texte original à Claudine Galea, également autrice de Je reviens de loin qui ouvrira la saison au Studio-Théâtre.
    Trois fois Ulysse interroge la figure du héros à travers trois rencontres avec de grandes figures féminines. D’abord, la vieille reine de Troie, Hécube, qui lui est promise après la défaite de sa cité, le mettra face à sa violence. Ensuite, la femme mystérieuse, aimée et quittée pour repartir sur la mer pourpre, la mer de tous les dangers. Enfin Pénélope, demeurée dans la splendeur de sa jeunesse, comme si elle était restée figée dans l’attente d’Ulysse, ou fidèle à son désir. Aux côtés des trois couples d’acteurs et d’actrices, le chœur Unikanti émaillera cette pièce opératique, au croisement du théâtre et de l’oratorio.

    NOUVELLE PRODUCTION

    Le texte a été commandé à Claudine Galea par la Comédie-Française sur une idée originale de Laëtitia Guédon.
    Le texte est publié par les Editions Espaces 34 (parution le 28 mars 2024) et représenté par L’Arche – agence théâtrale, www.arche-editeur.com.

    grande ambassadrice de la création artistique

    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage dans le répertoire de la Comédie-Française. Comme nombre de ses acolytes antiques, figures mythiques et littéraires, cet homérique héros de l_’Iliade_ et de l’Odyssée accède à l’immortalité sous la plume des écrivains et des metteurs en scène ; nombreux sont celles et ceux à la Comédie- Française qui, depuis le XVIIe siècle, lui consacrent une pièce ou lui attribuent un rôle dans l’une de leurs adaptations.

    Dans l’imaginaire collectif, le fils de Laërte est d’abord le héros principal, pour ne pas dire unique, de l’Odyssée. Sur les trois pièces citant son nom dans leurs titres et inscrites au répertoire de la Comédie-Française, deux se réfèrent au récit de son retour à Ithaque, la troisième, La Mort d’Ulysse de l’abbé Pellegrin (1706), étant relatée dans une autre épopée, (La Télégonie. Le héros éponyme d’Ulysse ou Le Retour d’Ulysse de Lebrun (1814), incarné par Talma, assume la tendresse et la violence de ses sentiments – contrairement au pudique et fidèle Ulysse que l’abbé Pellegrin décrit dans Pénélope en 1684. L’interprétation de Talma échappe aux critiques qui s’attaquent au choix thématique de Lebrun. Enfin, quarante ans plus tard, Ponsard essuie les mêmes remarques que Lebrun pour sa tragédie Ulysse (écrite dans la lignée de son poème et jouée en 1854), sujet qu’il n’a pas choisi pour les possibles ressorts de son action mais « comme un moyen de montrer Homère aux spectateurs ». Bien que le sujet soit dramatique, il fait de la fidélité conjugale de Pénélope une tragédie, ce qui relève de la gageure pour ses détracteurs car jamais elle ne pourra selon eux rivaliser avec Médée ou Andromaque.

    Peut-être est-ce la raison pour laquelle les tragédies des XVIIIe et XIXe siècles inspirés de l’Iliade mettent plus fréquemment en scène Ulysse et certains autres personnages comme Iphigénie, fille d’Agamemnon et fiancée d’Achille, immortalisée par Racine (Iphigénie en Aulide jouée à partir de 1859). Chaque auteur s’approprie à sa façon le rusé Ulysse, célèbre pour son stratagème d’intrusion avec le cheval de Troie. S’il titre en 1756 sa pièce Philoctète, Chateaubrun fait d’Ulysse le héros principal en affaiblissant le caractère du guerrier, selon La Harpe qui s’attèle également au sujet en 1783 avec Philoctète. Ulysse compte d’autres ennemis dans la liste du Répertoire : Astyanax, fils d’Andromaque et Hector (tragédie de Richerolle d’Avallon en 1789 puis d’Halma en 1805), Polyxène, fille du couple royal troyen Priam et Hécube (tragédie d’Aignan en 1804 puis d’Herbigny en 1817).

    La Guerre de Troie n’aura pas lieu déclare Giraudoux, dont le ton pacifiste résonne avec le choix des pièces homériques programmées à partir du XXe siècle. Dans cette « modeste postface à l’Iliade » jouée en 1988, Giraudoux prend, comme ses prédécesseurs, de la distance avec les auteurs antiques et ne retient que le trait distinctif du personnage : la ruse. Le renoncement d’Ulysse et le pacifisme d’Hector évitent ici l’embrasement initialement causé par l’enlèvement d’Hélène mais Giraudoux déplore le regard porté sur le héros : « On l’a vu modèle de sagesse et de grandeur d’âme, je croyais l’avoir fait infiniment plus redoutable que Demokos » (Préface). Lorsque la guerre a bien lieu, elle est interrompue par des personnages lassés de violence et perdus d’amour dans Penthésilée de Kleist (mis en scène par Jean Liermier en 2008) et dans Troïlus et Cressida de Shakespeare (par Jean-Yves Ruf en 2013) dans laquelle Ulysse parvient à réveiller les ardeurs grecques pour hâter la fin du conflit.

    La dernière pièce contemporaine sur Ulysse jouée à la Comédie-Française est Le Jour du retour, écrite par André Obey, ancien administrateur (1945-1947), et mise en scène en 1972 par l’administrateur alors en fonction, Pierre Dux. Avec les figures féminines liées à Ulysse réunies cette saison par l’autrice Claudine Galea et la metteuse en scène Laëtitia Guédon, la Pénélope de l’abbé Genest (1684) et l’Hécube et Polyxène de d’Herbigny (1817) jouissent elles aussi d’une réincarnation dans notre monde contemporain, en pleine affirmation féminine.

    Florence Thomas
    Archiviste-documentaliste à la Comédie-Française

  • Mise en scène : Laëtitia Guédon
    Scénographie : Charles Chauvet
    Costumes : Charlotte Coffinet
    Lumières : Léa Maris
    Vidéo : Benoît Lahoz
    Arrangements musicaux : Grégoire Letouvet
    Son : Jérôme Castel
    Direction de choeur : Nikola Takov
    Maquillages et coiffures : Laëtitia Guédon
    Assistanat à la mise en scène : Quentin Amiot
    Assistanat aux costumes : Hélène Heyberger

Documents

Distribution

Galerie d'images

1 / 1