Déshonorée
de Saverio La Ruina
seule-en-scène Anna Cervinka
mise en scène Françoise Gillard
Création
Du 27 avril au 9 mai
Anna Cervinka incarne Pasqualina, jeune Calabraise impatiente de se marier pour devenir une femme « libre ». Ce portrait au féminin d’une société patriarcale est porté par un optimisme à toute épreuve.
Découvrir le seule-en-scène
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Pasqualina dit avoir des trous de mémoire mais elle se souvient précisément de nombreux moments-clés avant que sa vie ne bascule. La femme parle et le passé revient en flashbacks, dans l’attente d’un mari qui lui permettrait de quitter le foyer paternel et de se consacrer à qui l’aura choisie.
Pasqualina est calabraise, comme Saverio La Ruina, l’auteur de ce monologue écrit en 2006. Il rend sensible la violence entre les aspirations et les interdits d’une vie de jeune fille dans une région retirée, nourrie de tradition, du sens de l’honneur, de la famille. Son destin, enferré dans une société patriarcale, résonne aujourd’hui, là-bas ou ici.
En découvrant ce monologue, Françoise Gillard a immédiatement pensé à Anna Cervinka pour l’interpréter tant son jeu rassemble l’humour et la fraîcheur, la gravité et la pudeur nécessaires à ce drame. Reprenant cette saison L'Événement d’Annie Ernaux, Françoise Gillard apprécie l’intimité du seule-en-scène, une forme idéale pour ces paroles qui s’opposent à toute tentative de soumission du corps féminin. Comme le souligne Anna Cervinka, sa portée est d’autant plus puissante que les épisodes de la vie de la jeune fille sont racontés depuis son point de vue, avec une candeur et une spontanéité très singulières, malgré la violence subie.
Équipe artistique
Mise en scène : Françoise Gillard
Traduction : Federica Martucci et Amandine Mélan
Costumes : Bernadette Villard
Lumières : Mathieu Derothe-Renaud
Son : Samuel Robineau
Travail chorégraphique : Loup Marcault-Derouard