Lucien
Dubosq
le 30 novembre 1926
Entré à la Comédie-Française en 1927 ; sociétaire en 1935.
Il se destine primitivement à l'art lyrique, mais après la guerre, sur le conseil de quelques amis comédiens, il se tourne vers la comédie. Il joue sur quelques petites scènes, est engagé par Copeau au Vieux-Colombier, puis à l'Odéon, où il fait ses preuves dans le classique comme dans le moderne, montre la diversité de ses talents dans la fameuse Revue de l'Odéon, créée en 1926, et entre à la Comédie-Française en 1927 pour jouer « les valets de comédie et utilités ».
Il débute dans Lorenzaccio, rôle de Léon Strozzi, et officiellement dans le rôle de Figaro du Mariage de Figaro. Il joue en quelques années plus de 130 rôles, de très nombreux valets : les Sganarelle, Mascarille, Scapin, Alain, La Flèche, Gros René, Sbrigani... de Molière, les Pasquin, Trivelin... de Marivaux, Flamand de Turcaret de Lesage, Figaro... Il interprète aussi Monsieur de Pourceaugnac, Don César de Bazan (Ruy BIas, Victor Hugo), Blazius et Bridaine (On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset). Il est de la création de plusieurs succès contemporains : Tante Marie (A. Valray), Asile de nuit (Max Maurey), L’Âge du fer (Denys Amiel), Coriolan (d'après Shakespeare), Le Sang de Danton (Saint-Georges de Bouhélier) et enfin Madame Quinze (Jean Sarment).
Il meurt en 1935, à 42 ans, alors qu'il vient d'accéder au sociétariat et que sa gaieté, sa voix claire, son jeu franc, lui assuraient une belle carrière dans la lignée d'André Brunot.