Informations
Changement de calendrier

Cher public, 

Vous avez réservé des places pour Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Ivo Van Hove et programmé à la Grande Halle de La Villette.

En raison d'un changement dans la distribution du spectacle, nous sommes malheureusement contraints d'annuler la représentation suivante :
Samedi 27 juin à 18h

En savoir plus sur les modalités de report
Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

Voir le calendrier des réservations
Vigipirate

Consultez nos conditions générales de ventes pour les conditions d'accès.

1 / 1

Les Créanciers

d'August Strindberg
Mise en scène Anne Kessler
Saison 2017-2018
Du 20 juin au 8 juillet
Durée 1h20
Lieu Studio-Théâtre
Les Créanciers
« C’est étrange mais j’ai parfois l’impression qu’ elle n’existe pas en dehors de moi, qu’elle est une partie de moi-même, un viscère qui aurait absorbé ma volonté, ma joie de vivre ; il me semble avoir déposé en elle le nœud vital dont parle l’anatomie. »

Découvrir la pièce

  • C’est ainsi qu’Adolphe se confie dès la première scène à un inconnu, qui n’est autre que le premier mari de son épouse. Loin du simple drame conjugal, le trio de cette pièce écrite juste après Mademoiselle Julie se noue autour de l’amour absolu. Les protagonistes y sont, jusque dans le délire, d’une intelligence et d’une lucidité redoutables. Femme volage, Tekla est une écrivaine à la mode à qui Adolphe a tout donné, il l’a portée aux nues au détriment de sa propre carrière de peintre. Mais il est aujourd'hui l’heure de rendre des comptes : le premier mari frappe à la porte du présent pour se venger de son successeur qui lui a volé sa légitimité et pour réclamer son dû à celle qu’il a toujours adulée.
    Anne Kessler connaît bien l’œuvre de l’auteur suédois qu’elle a notamment déjà abordée en tant que metteure en scène dans Grief(s) et interprétée récemment avec Père. Directrice d’acteurs lumineuse, elle relève le trait percutant avec lequel se déploie ce drame à l’intrigue policière proche de l’univers de Pinter. Dans cette traque amoureuse, les protagonistes ont pour arme les mots et laissent au champ de bataille le tréfonds de leurs âmes.

    Certes, August Strindberg n’est joué à la Comédie-Française qu’à partir de 1970 soit cinquante ans après Ibsen mais avec Le Songe, c’est l’une de ses pièces les plus originales qui entre au Répertoire. Initialement elle devait être montée par Ingmar Bergman, réalisateur fréquemment mêlé au trio qu’il forme, dans l’imaginaire théâtral, avec Ibsen et Strindberg. Mais la langue française constituant un obstacle pour Bergman, la mise en scène est finalement confiée à Raymond Rouleau. Dès lors, tous les dix ans environ, Strindberg, époux malheureux, vient mettre à mal l’apaisement des âmes et le rêve de bonheur conjugal de son public. Danse de mort (1996) ne laisse, dans son titre, aucune illusion quant au dénouement fatal de la tragédie. Chez les autres couples de Père (1991 et 2015) et des Créanciers (1980 et 2018), la « lutte des cerveaux » suit le même et implacable déroulement d’un combat complexe, jusqu’au meurtre psychique entre persécuteurs et persécutés, ou créanciers et débiteurs. Si le couple exacerbe la cruauté, il n’en est pas le champ de bataille exclusif. _La Sonate des spectre_s (1975) révèle la noirceur des personnages et, dans La Plus Forte, la rivalité féminine s’avère redoutable. Cette courte pièce fut mise en scène par Anne Kessler en 2006 qui,dans Grief(s), l’associa à Maison de poupée (Ibsen) et aux Meilleures Intentions (Bergman).

    > Pour ma part, je trouve la joie de vivre dans les luttes fortes et cruelles de la vie, et ma jouissance consiste à en apprendre quelque chose.
    Préface de « Mademoiselle Julie » , Strindberg

    Les affinités de Strindberg avec Ibsen sont nombreuses, notamment par la dramaturgie du drame familial et de la conjugalité, voire d’une violente guerre des sexes dominée par l’insurrection féminine et par l’affrontement dramatique oscillant entre amour et haine.

  • Mise en scène : Anne Kessler
    Adaptation : Guy Zilberstein
    Traduction : Alain Zilberstein
    Scénographie : Gilles Taschet
    Costumes : Bernadette Villard
    Lumières : Éric Dumas
    Son : mme miniature

Documents

Distribution

1 / 1