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Saison hors les murs

Janvier - juillet 2026

La Salle Richelieu étant fermée pour travaux jusqu'à l'été 2026, la Troupe se produit depuis janvier dans 11 théâtres à Paris et à Nanterre.
Outre ses deux salles permanentes, le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre, elle joue notamment aux Théâtres de la Porte Saint-Martin et du Petit Saint-Martin, à la Villette-Grande Halle et au Théâtre du Châtelet.

Les spectacles de cette saison hors les murs sont en vente.

Les visites historiques « Sur les pas de Molière » et « Le Paris de Molière » continuent et se déroulent à l’extérieur.
Départ Église Saint-Eustache

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Nous avons tenté de répondre à chacun et à chacune par téléphone, par e-mail et sur les réseaux sociaux pour répondre aux différentes situations.

Notre priorité et notre mission sont d’offrir à toutes et tous la possibilité de franchir les portes de notre théâtre, nous mettons tout en œuvre pour y parvenir.

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Maurice
Escande

390e Sociétaire Entre à la Comédie-Française
le 30 novembre 1917
soc390

Entré à la Comédie-Française en 1918 ; départ en 1925 ; retour en 1934 ; sociétaire en 1936 ; départ en 1946 ; retour en 1948 ; doyen de 1956 à 1960 ; sociétaire honoraire en 1960 ; administrateur général de 1960 à 1970.

Après avoir pris les leçons de Denis d'Inès, il remporte en 1912 au Conservatoire, dans la classe de Raphaël Duflos, un premier prix de Comédie et un second prix de Tragédie. Il débute à l'Odéon. La guerre de 1914-18, où il se distingue (il sera plus tard président de l'Association des Comédiens combattants), interrompt un temps sa carrière. Engagé à la Comédie-Française en 1918, il débute dans Le Monde où l'on s'ennuie d’Édouard Pailleron et dans les rôles classiques : Hippolyte de Phèdre, Pyrrhus d'Andromaque, Rodrigue du Cid, Curiace d'Horace, Sévère de Polyeucte, Didier de Marion Delorme.

Élégant, doué d'une voix musicale, il interprète avec panache les princes de tragédie et les amoureux de comédie, où il joue de son charme et de sa désinvolture. Des petits marquis de Molière aux grands premiers rôles du répertoire, comme Dom Juan, Almaviva du Barbier de Séville, Octave des Caprices de Marianne, Perdican d'On ne badine pas avec l'amour, les Dorante de Marivaux et de Molière, il s'impose par une diction parfaite et une aisance policée. Dans le répertoire moderne, il joue les séducteurs et les aristocrates (Le Gendre de Monsieur Poirier d’Émile Augier, Maman Colibri d'Henry Bataille, Paraître de Maurice Donnay, etc.). En 1925, sur le point d'être nommé sociétaire, il quitte la Comédie-Française pour une escapade de huit années pendant lesquelles il va jouer, sur les boulevards, des auteurs contemporains comme Giraudoux (Judith) et Jules Romains (Le Roi masqué), avec Jouvet, ou encore Léopold Marchand et Henri Decoin. Sollicité par Cécile Sorel pour jouer avec elle dans La Dame aux camélias lors de sa soirée d'adieu, il revient ensuite au bercail et est nommé sociétaire en 1936, après avoir été un merveilleux Louis XV dans Madame Quinze de Jean Sarment, Neipperg dans Madame Sans-Gêne, le Bolivar de Jules Supervielle, le séduisant Clavaroche du Chandelier de Musset mis en scène par Gaston Baty, Assuérus d'Esther, Titus de Bérénice, Alphonse d'Este de Lucrèce Borgia, etc. Dans A souffert sous Ponce Pilate de Paul Raynal, il campe un Pilate très racé. Il participe à la création de La Reine morte de Montherlant et de Renaud et Armide de Jean Cocteau. En 1946, il quitte le Français avec d'autres sociétaires, en raison des nouveaux décrets, et joue à l'extérieur Le Burlador de Suzanne Lilar. Il revient peu de temps après, dans Monsieur de Chavigny (Un caprice) et Monsieur Orgon du Jeu de l'amour et du hasard. En 1949, il reprend le rôle-titre de Cyrano de Bergerac après y avoir été De Guiche. Son emploi évolue vers les rôles plus marqués : Thésée dans Phèdre, Narcisse dans Britannicus, Phoenix dans Andromaque, le Roi du Cid, Auguste dans Cinna... Dans le répertoire moderne, il crée, salle Luxembourg, La Vérité est morte d'Emmanuel Roblès, joue Le Roi de de Flers et Caillavet et le Pavillon des enfants de Jean Sarment.

Metteur en scène, sa prédilection va vers Racine, dont il a monté plusieurs tragédies, Musset et Marivaux, dont la sensibilité et l'élégance s'accordent à son tempérament. Il fait redécouvrir Suréna de Pierre Corneille dont il monte aussi Cinna et Polyeucte.
Doyen depuis 1956, il est appelé à remplacer, en 1960, l'administrateur Boisanger. Il devient le premier administrateur-comédien. Ses dix années de mandature constituent une période de travail intense, ouvrant de nouvelles perspectives à la Comédie-Française : de nombreux metteurs en scène français et étrangers sont appelés à y travailler, des auteurs très contemporains, comme Audiberti, Ionesco et Schéhadé, sont représentés. En tant que sociétaire honoraire, il joue encore quelques rôles de prédilection, jusqu'en 1971, ceux d'Orgon du Jeu de l'amour et du hasard et d'Auguste de Cinna.

Professeur, il a formé de nombreux comédiens, parmi lesquels Jean Chevrier, Georges Marchal, Jacques Charon, Jacques Dacqmine, Serge Reggiani, Michel Bouquet, Micheline Boudet, Louise Conte...

Au cinéma il a tourné dans quelque soixante-dix films dont le premier avant la guerre de 1914/18. Dans Martin soldat de Michel Deville, on le voyait dans son propre rôle d'administrateur général de la Comédie-Française...
Un an avant sa mort, à l'âge de 80 ans, son nom fut donné à la salle de répétitions aménagée dans les sous-sols de la Comédie-Française et reproduisant les conditions exactes de la scène.