Au bureau des lectures 1/3

Discovering today's playwriting
1st cycle
Saison 2024-2025
Du 29 November au 1st December
Durée durée estimée : 1h15
Lieu Studio
Au bureau des lectures 1/3
VEN 29 NOV à 20h30 Chacun pour un, deux pour tous d’Édouard Elvis Bvouma SAM 30 NOV à 20h30 La Mort comédie de François-Xavier Delmas DIM 1ER DÉC à 14h Kingsland de Sophie Merceron

Discover the play

  • STUDIO
    1st CYCLE – ÉCRITURES FRANCOPHONES (FRENCH PIECES)
    NOV 29, 30 AT 8:30 P.M., DEC 1 AT 2 P.M.
    2nd CYCLE – ÉCRITURES JEUNESSE (YOUNG AUDIENCES)
    APRIL 5, 6 AND 12 AT 2 P.M.

    VX-COLOMBIER
    3rd CYCLE – ÉCRITURES ÉTRANGÈRES (FOREIGN AUTHORS)
    JUNE 14 AT 3 P.M., JUNE 15 AND 16 AT 8:30 P.M.

    **CYCLE 1** – ÉCRITURES FRANCOPHONES

    Au STUDIO-THÉÂTRE

    • VEN 29 NOV à 20h30

    CHACUN POUR UN, DEUX POUR TOUS
    d’ Édouard Elvis Bvouma

    En juin 1940, les nazis débarquent à Chartres et abattent des dizaines de tirailleurs sénégalais faits prisonniers après une rude résistance. Ils veulent contraindre Jean Moulin, préfet de Chartres à signer un document attribuant la mort de civils aux troupes africaines engagées dans les rangs de la France. Ce dernier refuse et est enfermé dans une cellule où il passe la nuit avec un tirailleur. Torturé, il tente de se suicider en se coupant la gorge. Les nazis le retrouvent couvert de sang et le libèrent. Ce récit émouvant consigné dans Premier combat, livre-témoignage de Jean Moulin, est la toile de fond de cette pièce, dans laquelle Edouard Elvis Bvouma imagine, sous forme de « tentatives de reconstitution », un dialogue d’une nuit entre deux hommes qui cherchent à assembler les pièces d’un puzzle historique. Ce dialogue entrecroise les thèmes du colonialisme, du combat contre la barbarie, l’injustice, le racisme, mais aussi ceux du courage, de la résistance et de la dignité.

    Édouard Elvis Bvouma est auteur, metteur en scène et comédien. Il est né au Cameroun. Ses pièces sont créées ou mises en lecture dans son pays natal, mais aussi dans d’autres pays africains, en Europe et aux États-Unis. Fondateur de la compagnie Contexthéâtral, il a commencé par diriger la création de ses propres textes Petit à petit l’oiseau perd son nid et Le Deal des leaders, avant d’être invité à mettre en scène entre autres_Iphigénie en Tauride_ de Goethe et L’Assemblée des femmes d’Aristophane, ainsi que Don’t cry, stand up ! de l’humoriste Charlotte Ntamack. Il est récipiendaire de plusieurs bourses et programmes de résidence, notamment Visa pour la création de l’Institut français, Odyssée-ACCR du ministère français de la culture, CNL, Artcena etc. Il est en outre lauréat, entre autres, des prix Inédits d’Afrique et Outremer, SACD de la Dramaturgie francophone, Théâtre RFI, Les Grands Prix d’Afrique du Théâtre francophone, EAT, Prix Sony Labou Tansi des Lycéens, Text’enjeux, Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre. Traduit en anglais, en espagnol, en néerlandais et en roumain, mis en ondes sur RFI et France Culture, ses pièces de théâtre sont publiées chez Lansman Éditeur.

    Lecture dirigée par Laurent Muhleisen

    • SAM 30 NOV à 20h30

    LA MORT COMÉDIE
    de François-Xavier Delmas

    Au départ, il y a une Bretagne sauvage, idyllique. Le lieu du bonheur, celui du fils et de la mère. À marée basse, la mer disparaît, se cache. Puis, soudain, il y a le moment où la vie bascule. Il s’agira de disséquer ce moment. L’avant et l’après.
    Il y a la mort de la mère, ou plutôt la peur de la voir disparaître, de voir disparaître le temps de l’amour. La douleur, obsessionnelle, de cette perte, que l’on imagine ne pas pouvoir supporter. En la disant, en la criant, et l’extériorisant, elle sera peut-être moins difficile à traverser.
    Il y a donc la mise en scène de cette douleur, sa mise à disposition. Le fils s’offre au public, mais d’abord au metteur en scène ; il lui fait don de sa douleur pour que celui-ci en use. C’est un metteur en scène froid, autoritaire. Il y a donc, apparemment, acte de soumission. Le metteur veut tout montrer, tout restituer, chaque respiration. Il veut aller jusqu’au fond du théâtre. Mais le théâtre est-il le lieu d’une restitution totale, un lieu de vérité ? Est-ce qu’on y souffre, ou est-ce qu’on n’y fait que jouer ? Y est-on fils, ou acteur ?

    François-Xavier Delmas est né en 1962. Après des études de droit, il crée Palais des Thés. Depuis plus de 30 ans il parcourt le monde en tant que chercheur de thé. Il passe près de la moitié de son temps en Asie.
    Il est l’auteur de La Mort comédie, un recueil de nouvelles paru aux éditions Mario Mella en 1994 (réédité en 2005), de Vive les vacances ! (roman jeunesse) paru en 2007 aux éditions Syros et de Ma vie de saint paru en 2018 aux éditions Anne Carrière, sélection prix de Flore 2018.

    Lecture dirigée par Françoise Gillard

    • DIM 1ER DÉC à 14h

    KINGSLAND
    de Sophie Merceron

    Un terrain vague. En bordure d'une ville. Ça pourrait être Tbilissi. Cette ville.
    Ou une autre. Mais une grande ville. Avec de grands espaces abandonnés autour.
    Des terrains, vagues. Abandonnés à ceux qui n'ont pas eu d'autre choix que vivre là.
    C'est ici que vit Miëshka. Avec Okja, sa mère. Dans une caravane. Une caravane parmi d'autres.
    Miëshka a des cernes bleus, et sa jambe gauche semble suivre difficilement la droite.
    C'est que Miëshka a été mordu par un animal.
    Et il y a l'usine aussi. Immense et proche. Toute proche.
    Plutôt, « il y a eu » une usine immense,à cet endroit-là.
    On ne sait pas ce qu'il s'y faisait dans cette usine. On dit qu'on y torsionnait des oiseaux. Qu’on leur retirait les yeux pour en faire des diamants.
    Et puis, il y a Tamara. Tamara, vit avec son oncle, Typhon. Celui-ci ne peut plus sortir de la caravane. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas. Il est devenu énorme. C'est un volcan, un monstre de salive, de bile et d'ulcère. Un tyran boulimique.
    Tamara doit trouver de quoi le nourrir ce gouffre sans fond, profond comme l'enfer. Elle est en enfer.
    Il faudrait qu'elle prenne Miëshka par la main et qu'ils partent d'ici. La vie est devant eux. Il n'est pas encore trop tard. Mais cette terre-là colle aux semelles. Et le jour peine à se lever.

    Sophie Merceron est autrice pour le théâtre. Elle a publié, à l'École des Loisirs,
    Avril (Grand prix de Littérature Dramatique Jeunesse 2020), Manger un phoque (Grand prix de Littérature dramatique jeunesse 2021 et lauréat de la Bourse Beaumarchais de la SAC), Les Pieuvres et Je suis un lac gelé. En 2023 paraît, aux Solitaires Intempestifs, Nebraska (2023). France Culture lui commande un texte pour le 76e Festival d'Avignon, elle écrit La Peau sur les os. En 2020, à l'invitation de Stanislas Nordey, elle imagine le texte Respire pour le Théâtre national de Strasbourg, qui fera partie d'une série intitulée : Ce qui (nous) arrive parue aux Éditions Espaces 34.
    Invitée par L'Unesco en résidence d'écriture à Tbilissi/Géorgie, elle écrit Kingsland (Lauréat de Convergence Plateau 2024. Pièce encore inédite).
    Son dernier texte, Mon corps vif, commande de La Colline – Théâtre national, de Comédie - Centre dramatique national de Reims et du Théâtre national de Bretagne a été écrit en résidence au CDN de Madrid, dans le cadre d’une résidence en réciprocité proposée par La Chartreuse/CNES. Parution en octobre 2024 à l'École des Loisirs.

    Lecture dirigée par Aristeo Tordesillas, académicien metteur en scène-dramaturge de la Comédie Française

    STUDIO
    CYCLE 1 – ÉCRITURES FRANCOPHONES
    29, 30 NOV À 20H30 ET 1ER DÉC À 14H
    CYCLE 2 – ÉCRITURES JEUNESSE
    5, 6 ET 12 AVRIL À 14H

    Vx-COLOMBIER
    CYCLE 3 – ÉCRITURES ÉTRANGÈRES
    14 JUIN À 15H, 15 ET 16 JUIN À 20H30

    COMPOSITION DU BUREAU

    Direction

    Éric Ruf, administrateur général
    Laurent Muhleisen, conseiller littéraire
    Mélinée Moreau, chargée de mission

    Membres du Bureau

    Sylvia Bergé
    Alain Lenglet
    Françoise Gillard
    Christian Gonon
    Pierre Louis-Calixte
    Séverine Daucourt, poète
    Aurélien Hamard-Padis, dramaturge
    Marine Jubin, responsable du service éducatif de la Comédie-Française
    Mélinée Moreau, chargée de mission
    Laurent Muhleisen, conseiller littéraire